Sarah Sourbès, Psychologue-Sophro-relaxologue 

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Sarah Sourbès, Psychologue-Sophro-relaxologue 

« Depuis des mois, ils apprennent à être des funambules. Rester maître de soi et pourtant lâcher prise, c’est sur ce fil là qu’ils vont devoir marcher »

 

C.Gallay, « L’amour est une île ».

Qui n’a jamais regardé avec admiration un funambule sur son fil ?, Qui n’a jamais frémi aux gracieuses et périlleuses évolutions de ces humains suspendus entre ciel et terre?, Qui n’a jamais retenu son souffle avec émotion devant la perte d’équilibre et souri avec soulagement en voyant le funambule remonter sur son fil ?

 

Au croisement des déséquilibres, celui des éléments extérieurs, celui des mouvements internes, celui de la marche même, c’est en alliant les contraires voire en se jouant des paradoxes que l’équilibriste se meut sur son fil. Ne plus lutter contre l’air, contre la gravité, contre soi, faire cohabiter une concentration extrême et le plus intense des relâchement, l’agilité et la pesanteur, la délicatesse et la densité. C’est en donnant une juste proportion à ses forces opposées que l’équilibriste atteint, parfois pour quelques instants seulement, la stabilité. 

 

Au-delà, pour avancer  sur son fil avec aisance, tout l’art du funambule réside dans l’allégement : des pensées qui s’agitent dans sa tête, des émotions qui se présentent à lui, des tensions qui raidissent son corps. Trouver la légèreté de l’esprit dans sa fragile et permanente quête d’équilibre. Recherche d’équilibre toujours nouvelle, sans cesse à ré-inventer, à adapter à ce qui est hors et à l’intérieur de lui. Recherche de la stabilité dans le mouvement, faire fi de l’inertie pour trouver de la permanence dans l’instabilité même.

 

Face au vide autour de lui, le funambule doit faire le vide en lui, affronter ce vide et en cela, se délester de ses peurs (peur d’échouer, de tomber, de la perte, de l’abandon, de la solitude, du changement, de l’inconnu, de l’autre, de soi, de grandir, du désir, de réussir, d’aimer, d’être aimé, de créer, de se créer, de s’attacher, de souffrir, de mourir….).

 

Faire du vide en soi pour libérer de l’espace et se faire confiance. Faire du vide en soi pour reconnaitre et accepter ses peurs et en faire des ressources. C’est en trouvant l’équilibre en lui-même et dans l’instant que le funambule trouve l’équilibre sur son fil. Car le déséquilibre est omniprésent, la possibilité de chute constante. Mais ils ne sont qu’expériences inattendues, apprentissages insoupçonnés de richesses nouvelles à éprouver.

 

Et si nous n’étions, finalement, que des funambules sur le fil de nos vies ?


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